Vous gambadez en toge blanche sur un doux tapis d’herbe tiède et lustrée, tandis que des muses gracieuses charment vos oreilles par les douces vibrations de leurs lyres. Je ne veux pas vous gâcher ces moments de délicieux bonheur pastoral, mais imaginez qu’on vous retire votre toge, qu’on abaisse la température à 10°, qu’on enlève toute l’herbe, et que les muses interprètent des chansons du chanteur de variété des années 1960-80, appelé Eddy Mitchell. Que feriez-vous ?
Soudoyer une cigogne pour qu’elle vous emmène en Égypte ? Ça ne marcherait pas, vous êtes trop lourd. Vous équiper d’une paire de rollers pour vous enfuir vers le port ? Non, mauvaise idée, car l’herbe tiède et lustrée a été remplacée par du gravillon. Alors ? Comment allez-vous vous sortir de cette impasse ?
Vous me proposez de m’offrir votre flûte de pan en vrais roseaux ? Et vous me donnez la notice explicative en PDF avec ? C’est un bon début. Que me proposez-vous d’autre ? Non, vos sandales humides ne m’intéressent pas. Mais ne vous découragez pas. On va bien arriver à s’entendre, tous les deux. ♦
















