Le dernier sommet européen n’a pas totalement rassuré les marchés de Noël. Les personnages de crèche ne cachent pas leur inquiétude. La tempête menace. L’orage gronde. Un collectif de rois-mages a déjà élevé un certain nombre de protestations. Qu’ils n’ont pas nourries au grain, ce qui ajoute à la complexité de la situation. Au secours, Éléonore Demey, ils sont devenus fous ! Mais je crie seul, car je ne connais aucune Éléonore Demey. La tête me fait mal. Je vois des points lumineux. Pourvu que les bandes armées du colonel Reptilo ne trouvent pas ma cachette (je suis dans la boîte à thé vide). Houlalalala. ■
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Santons sous la pluie
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Votre capital sommeil est-il marxien ?
Quelqu’un aurait-il une demi-heure de sieste à me prêter ? ■
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Votre magique toutou barrit à mes oreilles des mots fortement chargés en sulfure d’hydrogène
« Mieux vaut prévoir à l’avance qu’oublier d’anticiper le retard prévisible de l’année passée à venir », disait mon ami prévisionniste Joe le Bengalais. Mais Joe a-t-il existé ? A-t-il prévu qu’il risquait de n’être qu’une fiction ? Laissons la fée Nadeige répondre. Fée Nadeige ? Où êtes-vous ? Fée Nadeige ! laissez ce caniche tranquille. Cessez, fée Nadeige, de l’affubler de rubans myosotis. Regardez comme son poitrail laineux palpite. Il suffoque de honte sous vos falbalas et bolducs. Fée Nadeige, ne me visez pas avec cette pauvre bête, elle n’est pas chargée. Je vais appeler le chef des chiens pour qu’il remette de l’ordre dans cette saynette. Je ne lui demande qu’une chose : ne pas m’affecter à la brigade des éléphants-pompiers de Sanspuis-sur-Loire. J’y ai autrefois mal agi en diluant des kilos de poudre pétomane dans l’abreuvoir de la caserne. On m’accueillerait aujourd’hui avec des regards hostiles. ■
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Une petite nervosité qu’on espère passagère

La science amusante : 100 expériences / Tom Tit (Arthur Good) /1889-1893
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Suspens romanesque

La science amusante : 100 expériences / Tom Tit (Arthur Good) /1889-1893
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Cheveu surtout pas être désobligeant avec votte maman

Pascal Duez,CC BY-NC-SA 2.0.
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C’était demain la veille
« Mieux vaut prévoir à l’avance qu’oublier d’anticiper le retard prévisible de l’année passée à venir », affirma-t-il d’une voix souffreteuse. ■
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Hé, une nuque te regarde
Où peut-on se procurer – par l’achat ou la location – l’une de ces casquettes à visière située côté nuque que de nombreux jeunes – et même moins jeunes – affectent de porter aujourd’hui ? ■

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Quand les boyaux aboient
« C’est quoi le féminin de sot ?
— Sotte.
— Le féminin de chiot ?
— … ah , non ! » ■
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Elle est beau le langue de France
La parité ? Tout le monde s’en fout. Un exemple, parmi d’autres : le mot « jambe » n’existe pas au masculin ! ■

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Dompter le moteur de nos vies
Sentiment de triomphe, lorsque la recherche Google ne remonte rien. ■
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Miracle du détartrage réalisé par un professionnel de confiance

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Il est du genre genré

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Touffe à fait

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Conjectures sur certaines réalités animales possibles
Le rouge-gorge a des points blancs ?
La patte sur le pont, le héron ne se sent ni petit, ni rond ?
Le roitelet habite dans la Petite Couronne ?
Le nom de cet animal à piquants pourrait être le dresson.
Un cerf-volant est caché dans un avion de chasse ? ■ -
Donc, si je comprends bien, la rue elle devient la rue Droitier (si je comprends bien)

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Réfrène ton délire

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Un roman d’aventure aux répliques cinglantes
Un soleil radieux illuminait les feuillages de la forêt de Fontainebleau. Deux cavaliers avaient mis pied à terre et s’étaient attablés à la terrasse d’une auberge aux murs embichonnés de vigne. Dans les pintes robustes et pesantes frétillait une bonne bière blonde du pays…
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Réel effet virtuel

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Nous sommes les géants de nos petitesses, quelque part.
Je refuse de couper une tranche de plus de ce pain de mie aux noisettes. De voir la chair ces pauvres amandes mise à nue par le passage de la glaciale lame, me tire les larmes. Eh non, je ne veux plus sentir ça craquouiller sous ma dent. J’ai l’impression d’être un ogre qui croque des malheureux gamins. C’est AFFREUX. J’ai honte. Qui a eu l’idée de mettre des squelettes d’enfants dans le pain de mie ? Un déséquilibré mental, c’est sûr. Ce qui me trouble, c’est la taille de ces squelettes… un demi-centimètre pour un crâne, tout au plus. Je dois broyer des os de bébés musaraignes. Beurk. Mais pourquoi le boulanger timbré qui fabrique ce pain incorporerait-il à la pâte de tels petits mammifères insectivores ? Beurk, beurk…
« Votre délire de musaraignes est ridicule ! »
Une voix aigrelette, comme sortant d’une oreillette de téléphone, s’adresse à moi. Je me penche vers la mie.
« Oui je suis une noisette et je vous parle. Il n’y a jamais eu le moindre rongeur dans la pâte à pain que fabrique Jérôme Putti-Bonno le sympathique boulanger. Je vous le jure sur la tête de mes deux cotylédons. »
À ce plaidoyer, je réponds, sans me laisser désarçonner, que les noisettes parlantes ne m’inspirent aucune confiance et que, d’ailleurs, je ne crois PAS aux noisettes parlantes.
« Et puis d’abord, comment pouvez-vous parler ? m’exclamé- je, vous n’avez même PAS de bouche ! »
Je tends l’oreille en direction du pain pour entendre la réponse que va me faire la petite punaise ovoïde, mais rien ne vient… le silence le plus total monte de la mie. Hé, hé, ça ne m’étonne pas. Les noisettes n’ont JAMAIS eu de bouche. Et je reprends une tranche de pain. Sous ma dent, je sens craquer des rochers de montagne et je me réjouis, à barbe déployée, d’être un géant rieur de la mythologie nordique ; rieur mais néanmoins maître de la formation des montagnes, des fleuves et des forêts. Que les rochers ne s’avisent pas de m’interpeller, même s’ils n’ont pas de bouche, car je les transformerai, impitoyablement, jusqu’au dernier en… En quoi , au fait ? Ah oui, en flans. Ho, ho, ils auront l’air malin ! ■












