J’étais assis dans mon bureau au 15e étage de la tour, lorsque, de l’autre côté de la vitre, un employé de la Ville, équipé d’un souffleur à feuilles, m’a fait « coucou ». Croyez-vous que j’en fus surpris ? Je l’avais entendu venir (ce gros malin). ■
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Ascension professionnelle
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Plant secret

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On se fait un point ?

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Langue pendante

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Métalliquide
La lourde fonte des canalisations enneigées. ■
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Soyons positifs
Malgré la crise économique, réunissons-nous autour d’une galette de l’amitié. Celui qui aura la fève ne sera pas licencié.■
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Simplicité des sentiments

Photograph of Anna Cheselka and Andre Eglevsky in scene one of the Grand Ballet de Monte Carlo (Marquis de Cuevas) production of Mad Tristan, choreographed by Leonide Massine – New York Public Library. -
Le jeu de la pitié
J’ai été obligé d’abattre ma dernière carte. La pauvre bête souffrait trop. ■
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Climat berlinois
Quand le vent de l’est s’engouffre sur les 2,3 kilomètres de la Karl-Marx-Allee, on se prend l’idéal dans la face. ■
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Signalétique glycémique

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« Dégâts? Déso. »

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Un A4 redoutable
Nous avons transmis au dictateur une feuille de papier sur laquelle nous avons écrit « BOUH ! ». D’après nos informations, le froussard a immédiatement capitulé. ■
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Dormez en paix
J’aime recevoir des gens à la maison, mais je suis toujours peiné quand il y a de la bagarre dans la chambre d’amis. ■
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Un architecte raisonnable
Il me semble que vous avez prévu de construire une cave en sous-sol ? Sachez, cher ami, que cela me convient parfaitement. ■
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Sagesse feuillue

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Trop de passé dans le futur
Dans quarante ans, j’aurai soixante-quinze ans… L’avenir est une affaire de vieux. ■
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Folie de jeune couple fou
Ton indifférence me désarçonne, mon amour. Pourtant, avec cette cravate Donald Trump, je suis cocasse. Voyant ma déception, tu t’approches et me questionnes. Et moi de bégayer. Et toi, de rire. Et moi de me mettre un peu en colère.
« 592,25 divisé par 3,92 ? demandé-je durement.
— 151, 084184 », me répliques-tu, ton regard planté dans le mien. Tes yeux d’amazone brûlent d’une fierté ibère (car tu es ibère).
Une lutte au corps-à -corps s’ensuit. Tu te cognes sur le coin du lave-linge. Je te soigne avec un antiseptique en aérosol. Les yeux te piquent. Tu pleures. Moi aussi. On sonne à la porte. Il n’y a personne. Je dis « Il n’y a personne ». Et toi de poursuivre, d’un air entendu : « C’est aussi ce que je pense ». Alors, je sors ma crécelle Albator. Et là , tu éclates de rire. Et on finit la soirée en s’aimant sur fond de Magic System. ■













