AppAs

Un cercle très fermé ouvert aux foules rieuses

Elle avait l’air un peu absent

« Mon capitaine, nous sommes confrontés à un cas de disparition particulièrement mystérieux.
— Ah.
— La personne disparue, une femme de 34 ans, résidant à Saint-Paul-du-Chemin, n’ a pas quitté son domicile.
— Fichtre !
— Tout un chacun peut aller sonner à sa porte et parler avec elle sans problème.
— Avez-vous lancé des recherches ?
— Affirmatif, mon capitaine. Toutes les brigades mobilisées sont arrivées à la même conclusion : la disparue habite chez elle.
— Voici, effectivement, une affaire étrange. L’idéal serait de pouvoir interroger la disparue elle-même. Mais pour cela, effectivement, il faudrait qu’on la retrouve.
— C’est à n’y rien comprendre, mon capitaine. Toutes les pistes mènent à cette maison de Saint-Paul, avec cette femme qui y réside en permanence.
— Et du côté de la famille
— La mère est très affectée par la disparition de sa fille. La presse s’est emparée de l’affaire. Ça commence à faire du bruit.— Pas de panique. Nous allons trouver une solution. Pour calmer les esprits, je vous suggère d’annoncer que la disparue a été retrouvée.
— Mais quelles preuves allons nous fournir, mon capitaine ?
— Présentez-vous au domicile de cette femme, et prenez-la en photo en lui faisant tenir le journal du jour.
— Bonne idée, mon capitaine. Ça prouvera au moins qu’elle est vivante.
— Et surtout, ne vous découragez pas. On va la résoudre cette affaire. Une femme qui est chez elle ne disparaît pas comme ça, par magie.
— C’est tout à fait juste. Merci mon capitaine ! » ■