Je savais que vous étiez un farceur. Je ne cessais d'ailleurs de vous répéter : « Baboune, vous êtes un farceur. » À chaque fois, vous me répondiez que vous n'étiez pas un farceur, mais au contraire un garçon sérieux, voire austère. Évidemment, je n'en croyais rien. Et j'avais raison. Les faits l'ont démontré. Un jour, vous vous êtes approché de moi à pas de loup et, d'un coup, vous avez tiré sur ma toge. Avant même que j'aie eu le temps de crier gare, vous aviez disparu. Ai-je éprouvé de la gêne à me retrouver uniquement vêtu de mon slip boxer à palombes sur ce quai de métro rempli de monde ? Eh bien, pas vraiment, en fait. Vous aviez raté votre farce. Quel échec ce fut pour vous ! Sachez que je ne Vous en Veux pas. J'espère qu'une fois sorti de la terrible dépression dans laquelle vous avez sombré, vous aurez l'occasion de me refaire une ou plusieurs de vos surprenantes et rigolotes facéties. À très vite, Baboune. À très vite.