La sirène de Shangaï , comédie en trois actes de M. Gilles Jean-Louis.

Georges Laurent tyrannise sa jeune femme, Suzane, dont il a failli, autrefois, être le père. Son vieil ami, Jacques Rosset, vague journaliste et surtout pique-assiette invétéré, tente de dérober les morceaux de fromage que Suzanne cache dans la chambre de sa vieille mère malade. Berthe Cassel, la fiancée de Jacques, qui fut autrefois la maîtresse de Georges, reproche à Suzanne de dire « ta gueule » à sa vieille mère. Suzanne lui lance alors un morceau de fromage en pleine figure. Jacques, offusqué, en appelle au jugement de Georges qui enferme Suzanne et sa vieille mère dans la cave. La vieille mère dit « ta gueule » à Jacques. Celui-ci, énervé et mal à l'aise, frappe violemment Georges au menton et s'enfuit sur la côte Normande avec Suzanne. Berthe, torturée par le remords, offre de la tisane à la mère de Suzanne qui en meurt. Voyant cela, Georges tombe gravement malade sur les pieds de Berthe qui pousse un cri effroyable, réveillant le faisan de Suzanne qui dormait dans un coin de la cave. Malgré sa faiblesse, Georges parvient à maîtriser l'animal et se fiance avec Berthe. La mère de Suzanne, totalement indifférente à ce qui l'entoure, continue d'être morte. Deux mois plus tard, Georges reçoit une lettre de Jacques qui lui annonce qu'il vient de lui envoyer une lettre. Ce qui est vrai. Suzanne ne le supporte pas et le fait sévèrement comprendre à Jacques. Berthe, au contraire, ne lui en veut pas. Georges lui offre un morceau de fromage. Émue, la jeune femme accepte et dit « ta gueule » à la poule de Jacques. Ce qui fait bien rire tout le monde.