Je vous vois, là, assis sur ce banc métallique, mal protégé du vent et de la pluie par un petit édifice qu'on appelle, je crois, « abribus ». Votre présence indique, de façon certaine, que vous « attendez le bus ». Mais laissez-moi vous poser une question. Pensez-vous vraiment que, de son côté, le bus passe toute sa journée à vous attendre ? Croyez-vous que ce véhicule s'installe sur un banc pour attendre les centaines de personnes comme vous ? Non ! Et cependant, il aurait toute légitimité à le faire. Un abribus, c'est un abri pour les bus, un point c'est tout !... Vous voyez, par conséquent, que votre attitude ne rime à rien. Levez-vous et montez dans la première carriole à chien qui passe ! C'est mon conseil.