Ma fiancée, dont le prénom est Fofolette, a fait la récente acquisition d'un soutien-gorge intelligent, fabriqué au Japon, qui se déverrouille automatiquement par la face avant lorsque son capteur détecte la montée du désir dans l'organisme de la femme. Si Fofolette n'a pas envie de moi, impossible d'ouvrir le soutien-gorge, même en tirant dessus de toute la force de mes muscles puissants. Si en revanche ma chérie brûle d'envie de faire l'amür, les bonnets du délicieux sous-vêtement se libèrent comme deux pétales de fleur montés sur ressorts et me giflent violemment en plein visage. Oh comme cela fait mal aux joues (et au nez) ! Beaucoup plus mal que lorsque Fofolette me frappe avec un gant de vaisselle. De plus, je n'apprécie guère de voir le capteur de son soutien-gorge clignoter en violet. Cela vient troubler le charme et le mystère qui règnent lorsque, dans la pénombre de la chambre, nos deux corps se rapprochent, vibrant de joie et d'attirance. Et puis, par dessus tout, je supporte mal de ne pas avoir, moi aussi, un petit gadget techno-érotique du même genre. Pourquoi les fabricants de ces babioles ne s'intéressent-ils qu'aux femmes ? Je suis certain qu'ils pourraient gagner beaucoup d'argent en développant des produits pour nous, les hommes. Je verrais très bien, par exemple un système de pénis flasque, tout mou, qui au fur et à mesure que se développerait le désir sexüel se mettrait à gonfler et à se dresser. Ce serait là une sorte de signal d'alerte qui indiquerait à l'homme que, oui, le moment est bien venu de coucher avec sa partenaire. Je demanderais juste à nos amis les fabricants de ne pas installer de dispositif clignotant sur ce péniçe car cela, évidemment, me perturberait beaucoup trop. Pardon ? Vous souhaitez me dire quelque chose ? Je vous écoute... Ah, le pénis qui gonfle existe déjà depuis longtemps. Effectivement, il me semble, à la réflexion, que vous n'avez pas tort. Comme la nature fait bien les choses, finalement !